Catégorie : Culture

Salon du livre amazigh Montreal

Le Salon du livre amazigh Montréal est à sa deuxième édition, une initiative qui a été organisée par la Fédération Amazigh de l’Amérique du Nord, un organisme à but non lucratif.
Plusieurs éditions sont présentes Édition Achab (Algérie), Édition Koukou (Algérie), Édition l’Odyssée (Algérie) , Édition Tira Algérie, Édition Tira (Maroc), Édition Tawalt (Libye), Édition Anzar (Algérie).
Plusieurs associations et groupes littéraires ont participé également. L’association culturelle Zerfa Chaouie Québec a exposé les livres de l’édition Anzar basée à Biskra et dans les Aurès,
Isekkilen organise des conférences en langue kabyle a été présente.
Plusieurs auteurs, Mouloud Rejdalen, Amar Ait Ameur, Saliha Lahlou Ukil, Ali Akkache, etc, ils ont également étaient présents en langue tamazight et en langue française en général, des romans, de la poésie, des essaies, etc. Plus de 1000 livres sont disponibles pour les lecteurs et lectrices.
Il y a eu la conférence de Nnser Uqummum , enseignant de tamazight d’INAS à Montréal, dont le titre du thème est Azal n wedlis (valeur des livres), il a traité le monde du livre et l’émergence de l’écrit tamazight de la période néolithique jusqu’à nos jours, il a mis l’accent sur les nouvelles technologies et les différentes sciences dans l’écrit tamazight.

Categories: Culture

Ahmed Khamari

Ahmed Khamari est artiste peintre en 3 D, autodidacte et a participé à plus de 70 expositions soit en Algérie ou dans plusieurs pays.
L’artiste présente dans ses tableau plusieurs coutumes des Aurès et de l’Algérie. Ahmed Khamari est natif de Merouana, il est issu d’une famille auréssienne, il a débuté en enseignement au primaire en 1983 jusqu’à 2013, une carrière qui a duré 30 ans jusqu’à sa retraite. En 1985, il commence dans la peinture, en s’inspirant d’un aquarium, il a créé un monde typiquement aurèssiens en 3 dimensions représentant la vie dans les Aurès, ses traditions, sa nature, son histoire et sa culture.

Il a plus de 50 thèmes traités à travers son art.
*Maison construites à flanc de falaises par les Berbères.
*Coup de l’éventail.
*Maison construites à flanc de falaises par les Berbères.
*Mode de tissage chez les Berbères.
*Une femme berbère en train de filer la laine dans sa maison peinte aux couleurs berbères.
*Une femme berbère prépare la laine pour le filage et le tissage.
*Une femme berbère brave la neige et le froid pour ramasser du bois qui lui sert à chauffer sa maison.
*Terha.
*Berger berbère dans sa tenue traditionnelle en plein montagne.
*Boughanja.
*La fuite de Benboulaid de la prison.
*Mhafel.
*Fredriche.
*Nouala.
La poterie.
*Le labour.
*Fredriche.
*Le tissage.
*La maison des Aurès.
Parmi ses titres
* Dès le point du jour, les femmes berbères ramassent le bois, nettoient les tapis et collectent le lait
* Une femme berbère prépare la laine pour le filage et le tissage.
* Mode de tissage chez les Berbères. On voit au centre du tableau l’outil de tissage traditionnel. Deux femmes s’entraident pour confectionner un tapis berbère.
* Une femme berbère brave la neige et le froid pour ramasser du bois qui lui sert à chauffer sa maison.
* Une femme berbère en train de filer la laine dans sa maison peinte aux couleurs berbères.
* Berger berbère dans sa tenue traditionnelle en pleine montagne, dont le relief est accidenté. Il est accompagné de son chien.
* La moisson, tâche qui unit le couple berbère. La femme aide son mari à obtenir les grains d’orge prêts à être broyés à l’aide d’une meule en pierre.
* Exemples de tâches quotidiennes : une femme donne du grain aux poules, une autre puise l’eau du puits.
* Maisons construites à flanc de falaises par les Berbères. Les femmes font la lessive ou cueillent des figues de Barbarie « hendi ».
*Confection des poteries par une femme berbère. Les produits serviront à divers usages quotidiens.

Categories: Aurès, Biographie, Culture

Rencontre Aurès

Durant le mois de juillet, Nasir Beroual en visite chez sa famille, membre du CA et enseignant du cours chaoui à Montréal (Adulte et enfant), a rencontré l’artiste multidisciplinaire Aïssa Brahimi, Hocine Ammri, photographe et artiste également, enfin Saci Abdi, chercheur, historien et ingénieur, figure connue du mouvement culturel dans les Aurès, conférencier et auteur de plusieurs livres.

Référence
Site:Inumiden.com Saci ABDI parle de la reine Chaouie Dihya video
Vidéo: Rencontre avec Saci Abdi – historien – culture et civilisation amazigh
Vidéo Les Berbères selon Saci Abdi
Les Aurès et le combat identitaire : Des acquis en attendant la dynamique politique
Elwatan; le Lundi 19 Avril 2010.

CC BY SA 2.0

Categories: Culture

Abdelkader Houamel décédé en Italie

Image en CC BY SA 02, Abdelkader Houamel

Abdelkader Houamel , un des fondateurs de la peinture algérienne, est décédé aujourd’hui, le 11 juillet 2018, en Italie, isssu des grandes confédérations chaouis des Ath Soltane et des Ath Ifren, il a réalisé plusieurs tableaux qui représentent les bijoux chaouis que ses aïeuls ont préservé chèrement. Il a aussi était un fervent militant de l’indépandance de l’Algérie en servant le maquis dans les montagnes des Aurès. La révolution algérienne dans les Aurès avait ses peintres, Abdelkader Houamel, dès son petit âge , il a commençé à peindre,ses tableaux sont un leg, abrité par plusieurs musées du monde, destiné aux chercheurEs essentiellement.

Il maestro Abdelkader Houamel, artista

Il curatore Ussani d’Escobar così descrive la mostra:
“Quest’antologica intende presentare al pubblico un artista algerino: Abdelkader Houamel. L’artista dal 1961 vive in Italia: è arrivato con una borsa di studio ed ha frequentato l’Accademia delle Belle Arti di Roma, dove insegnavano maestri quali Franco Gentilini e Mino Maccari, inoltre Houamel era legato da una profonda amicizia a Renato Guttuso e Carlo Levi.
Vedremo esposti i suoi ritratti: di profilo o frontali, con sfondi geometrizzanti, strumenti musicali e gioielli della tradizione berbera e beduina, dove Houamel si riappropria dell’identità algerina che era stata violata e sottomessa dai colonizzatori. L’artista islamico non può sostituirsi a Dio nella creazione dell’individuo, il soffio creatore appartiene solo a Lui, ma con la sua capacità e sensibilità umana può creare forme, ed è così che nasce la grande arte nella consapevolezza dell’autore di non poter raggiungere i vertici dell’immaginazione e della fantasia divina; in questa tensione, la sublimazione dell’opera veicola il sentimento del divino, e l’arte islamica diventa puro colore e forma, catartica interiorità. Così appaiono i “Giardini del Paradiso” davanti ad i nostri occhi. Houamel ci conduce nei suoi “Giardini”: la matematica e la filosofia greca entrano in contatto col mondo musulmano. La spirale delle opere esposte visualizza perfettamente il rapporto che passa tra Dio e l’uomo nell’Islam, con i suoi cerchi concentrici parte da Dio ed arriva all’uomo, e all’uomo spetta ripercorrere il tragitto inverso, in un indiarsi continuo. Nei primi “Giardini del Paradiso” compaiono le farfalle, che pian piano vanno scomparendo; la farfalla è simbolo della trasformazione: così da un linguaggio più reale e figurativo, l’artista si stacca ed alchemicamente si trasforma in un messaggero tra noi e l’infinita, irraggiungibile, inimmaginabile bellezza del Paradiso. Il Paradiso non è concepibile da mente umana, ma proprio nella sua spossante ed inesauribile ricerca, proprio allora l’uomo e l’artista, ne conquistano un riflesso. In ogni giardino ed in ogni Paradiso possiamo trovare l’Albero della Vita e l’Albero della Conoscenza, quell’Albero Cosmico e Sacro che unisce la terra ed il cielo e che collega tutte le forme della Natura tra loro: Houamel ci invita così ad esplorare i suoi “Giardini del Paradiso”, luoghi incantati che esortano l’osservatore a staccarsi dal limite temporale e ad immergersi in una ritmica contemplazione mistica, in un raccoglimento tutto interiore. La tecnica dei “Giardini” è l’acquarello, controllato con grande perizia: i giardini non possono fiorire senza la presenza dell’acqua, che deve essere canalizzata e regolata. E’ nei Giardini del Paradiso che Abdelkader Houamel diventa un artista universale.”.
La mostra resterà aperta al pubblico dal 26 febbraio al 2 aprile. Orari 9:30 – 19:30 escluso il martedì; domenica 9.30 – 14.30. L’inaugurazione sarà preceduta la mattina del 25 febbraio alle 12:00 da una Conferenza Stampa presso le sale espositive del secondo piano del Pan, alla quale saranno presenti l’Ambasciatore di Algeria in Italia Abdelhamid Senouci Bereksi, l’Assessore alla Cultura e al Turismo del Comune di Napoli Nino Daniele, l’Artista Abdelkader Houamel ed il Curatore Giuseppe Ussani d’Escobar.In conferenza stampa verrà presentato il catalogo ai giornalisti.

Video: TV Cultura Bruno Aymone Channel
Montaggio: Fatima Estrella
Ottimizzazione: Lucrezia Verbena
Postproduzione: Baypressagency
Soundtrack: Canon in D Major di Kevin MacLeod è un brano autorizzato da Creative Commons Attribution (//creativecommons.org/licenses/…)
Fonte: //incompetech.com/music/royalty-…
Artista: //incompetech.com/
Segreteria di Produzione: Grazia Arcidiacono
Regia: Bruno Aymone

Categories: Biographie, Culture

Yennar 2018

L’Association culturelle Zerfa Chaouie Québec a organisé la fête de Yennar à Montréal, jour de l’an Amazigh, le 20 janvier 2018, de 19h à 22h.

Programme de la soirée Yennar
Mot de bienvenue présenté par Achour Mazouz
Mots du président de l’association Aziz Chetara
Présentation de Yennar par Nassir Beroual
Souper, menu : Chakhchoukha – Ziraoui- Baghrir (ghraif)- dessert- café et thé
Musique Chaoui-séléction de Nassir , sons Dj – projection
Présentation d’un cours de judo pour les enfants par Sarah Mazouz, championne olympique.

Categories: Culture, Québec, Reportage, Yennar

Lancement de l’incubateur Wiktionnaire Tacawit

Lancement de l’incubateur Wiktionnaire chaoui le 25 mai, il compte plus de 1000 mots en quelques jours. L’actualité Wiktionnaire du mois de mai a publié un article sur le sujet, pour consulter cette article qu’on a partage sur notre page Facebook dès son apparition juste à vous rendre à Actualité Wiktionnaire numéro 38 du mois de mai 

Entrevue de Zerdoumi à Montréal

Zerfa vous présente une interview avec M Zerdoumi journaliste à TV4 en Tamazight et M Bederina chercheur et responsable de plusieurs départements universitaires à Alger, lors du cours chaoui oral et atelier Wiktionnaire spécial, ajout des noms propres des femmes chaouies, dans le cadre du mois de la contribution francophone dans les projets de Wikimédia.

El Hadi Meziani

Une autre belle rencontre avec un militant chevronné et activiste ambitieux, El Hadi Meziani, responsable de l’Édion Anzar . En créant ,avec sa femme l’écrivaine Massa , sa maison d’éditions (la première en son genre), il ouvre la porte à des initiatives sérieuses pour la promotion de la culture Chaouie.
On l’a rencontré à “Chetmath” où il demeure et on lui a posé plein de questions sur sa carrière, sur la culture dans les Aures et sur beaucoup d’autres sujets qui sont liés à “Awra annagh”
Bonne émission!!!!!

Takourth dans les Aurès

Les jeux amazighs dans les Aurès chaouis
Avec la venue du printemps (Tafsout), le peuple numide fête la bienvenue de cette saison en faisant des compétitions de takourt, jeu très populaire qui ressemble au fameux jeu du hockey. Ce jeu se joue sur une grande superficie qui ressemble à un stade, chaque équipe se compose de 5 à 10 joueurs de différents quartiers et d’âges. Les joueurs s’éparpillent dans le stade en fonction de leur corpulence, de leur agilité et de leur manière de dribler formant des images fantastiques.
Plusieurs personnes, tout récemment, pensaient que le jeu avait disparu et qu’il était presque difficile de le faire renaitre, mais le lien avec le passé et avec nos belles traditions a fait revivre ces belles images.
Le jeu hakourt existe depuis le tout début de la Numidie, les images de ce jeu ont été gravées dans les montagnes du tassili depuis des milliers d’années.
Le jeu est très largement connu à Batna, à Khanchella et à Tebessa et dans toutes les régions de l’Afrique du Nord, et se joue le plus souvent à Yanayer, Nouvel An berbère, et au début de la saison du printemps Tafsout. Chaque début de printemps à Bir El Ater dans la wilaya de Tébessa se tient le grand tournoi de Hakourt.

L’objectif: Hakourt est un jeu qui manifeste l’entraide, le respect et le pardon entre les personnes dans différentes occasions et entre les différentes familles et tribus.
Citons comme exemple: le tournoi qui se tient chaque année dans la région de Thaflazi (Manaa) dans les Aurès, au printemps, vers le 28 février, regroupe plusieurs familles et tribus. À cette occasion, la plupart des conflits qui opposent les familles de même que les tribus sont résolus à vivre une nouvelle page blanche ouverte.

Le stade: Hakourt se joue dans un endroit ouvert de forme rectangulaire et délimité de chaque côté appelé anar. Il y a deux bois de but de 5 à 7 mètres de longueur chacun. Il ressemble à un stade de football alors que le hockey se pratique à l’intérieur d’une salle actuellement.
Les joueurs: Le hakourt est un jeu qui peut être pratiqué par toutes les personnes hommes, femmes et enfant jeunes et vieux tous âges confondus. Le jeu est composé de deux équipes, le nombre des joueurs n’est pas limité, la plupart du temps, le nombre de chaque équipe est de 4 joueurs et plus. Il est de coutume de faire jouer les hommes célibataires contre les hommes mariés, les enfants entre eux et les femmes.

La balle de Hakourt a la forme d’un cercle ou d’un disque, elle est constituée de différentes sortes de bois tel que le chêne. Elle est entourée d’une fine corde d’alpha pour minimiser la douleur lorsqu’elle atteint un joueur en plein fouet. Le bâton est aussi fait de bois de chêne ou de palmier recourbé à son extrémité pour pouvoir dribler avec la balle. Le bâton est long d’ un mètre appelé suivant le régions soit thaghrit, akabel, tharta ou bien tharjakht.

Le jeu hakourt se joue avec un bâton dans un stade sous la direction d’un arbitre appelé amfarai. Lorsque la balle rentre dans les bois, l’arbitre dit taswa takourt ghersen aghyoul, qui se traduit par la balle a atteint les bois et l’équipe a gagné un but.
Chaque fois qu’un joueur marque un but, un joueur de l’équipe perdante prend sur son dos un joueur de l’équipe gagnante et traverse le stade d’un bois à l’autre en faisant un aller et un retour.
Hakourt se joue durant la journée et à la fin du match chaque personne souhaite à l’autre beaucoup de biens et lui manifeste le pardon.

Étymologie
La balle s’appelle Takourt.
Le bâton s’appelle Takoust.
Les bois s’appellent Aili.
L’emplacement de chaque joueur s’appelle Eltim.
Les hommes et les femmes peuvent jouer ensemble quand il s’agit d’une même grande famille.