Catégorie : Aurès

Ahmed Khamari

Ahmed Khamari est artiste peintre en 3 D, autodidacte et a participé à plus de 70 expositions soit en Algérie ou dans plusieurs pays.
L’artiste présente dans ses tableau plusieurs coutumes des Aurès et de l’Algérie. Ahmed Khamari est natif de Merouana, il est issu d’une famille auréssienne, il a débuté en enseignement au primaire en 1983 jusqu’à 2013, une carrière qui a duré 30 ans jusqu’à sa retraite. En 1985, il commence dans la peinture, en s’inspirant d’un aquarium, il a créé un monde typiquement aurèssiens en 3 dimensions représentant la vie dans les Aurès, ses traditions, sa nature, son histoire et sa culture.

Il a plus de 50 thèmes traités à travers son art.
*Maison construites à flanc de falaises par les Berbères.
*Coup de l’éventail.
*Maison construites à flanc de falaises par les Berbères.
*Mode de tissage chez les Berbères.
*Une femme berbère en train de filer la laine dans sa maison peinte aux couleurs berbères.
*Une femme berbère prépare la laine pour le filage et le tissage.
*Une femme berbère brave la neige et le froid pour ramasser du bois qui lui sert à chauffer sa maison.
*Terha.
*Berger berbère dans sa tenue traditionnelle en plein montagne.
*Boughanja.
*La fuite de Benboulaid de la prison.
*Mhafel.
*Fredriche.
*Nouala.
La poterie.
*Le labour.
*Fredriche.
*Le tissage.
*La maison des Aurès.
Parmi ses titres
* Dès le point du jour, les femmes berbères ramassent le bois, nettoient les tapis et collectent le lait
* Une femme berbère prépare la laine pour le filage et le tissage.
* Mode de tissage chez les Berbères. On voit au centre du tableau l’outil de tissage traditionnel. Deux femmes s’entraident pour confectionner un tapis berbère.
* Une femme berbère brave la neige et le froid pour ramasser du bois qui lui sert à chauffer sa maison.
* Une femme berbère en train de filer la laine dans sa maison peinte aux couleurs berbères.
* Berger berbère dans sa tenue traditionnelle en pleine montagne, dont le relief est accidenté. Il est accompagné de son chien.
* La moisson, tâche qui unit le couple berbère. La femme aide son mari à obtenir les grains d’orge prêts à être broyés à l’aide d’une meule en pierre.
* Exemples de tâches quotidiennes : une femme donne du grain aux poules, une autre puise l’eau du puits.
* Maisons construites à flanc de falaises par les Berbères. Les femmes font la lessive ou cueillent des figues de Barbarie « hendi ».
*Confection des poteries par une femme berbère. Les produits serviront à divers usages quotidiens.

Categories: Aurès, Biographie, Culture

Mohamed Demagh

Deux grands artistes reconnus mondialement d’Algérie et les deux fils des Aurès , deux Moudjhadines également nous ont quitté a déclaré le ministre de la Culture dans un twitte aujourd’hui, Abdelkader Houamel et Mohamed Demagh, Mohamed Demagh vient de nous quitter, le jeudi le 16 août, artiste sculpteur et moudjahid. Wikipédia dans plusieurs langues ont mis un bandeau annonçant le décès, après que plusieurs titres ont annoncé son décès. Il a été enterré dans sa ville natale Batna, dans les Aurès, un des foyers des grands artistes et des philosophes et des écrivains depuis des siècles, du temps de la Numidie à nos jours, berceau de plusieurs civilisations à travers les âges.

Categories: Aurès, Biographie

La langue chaouie à l’honneur à Cape Town en Afrique du Sud Wikimania 2018

Photo CC-BY-SA-2.0 Créative Commons
Durant la mi-juillet Ahmed Houamel et Mohamed Bachounda ont exposé les stratégies et le développement des langues minoritaires dans les projets de Wikimédia en donnant l’exemple de la langue chaouie, faisaint partie de la famille de la langue tamazight (berbère), lors de la conférence mondiale Wikimania 2018 à Cape Town en Afrique du Sud. Un des principaux thèmes de la conférence Wikimania fut le développement des langues minoritaires surtout en Afrique. Les intervenants ont pu répondre aux différentes questions abordées d’ordre linguistique et technique également. La diffusion a été en direct sur la chaine de Wikimédia et la présentation est aussi en ligne également ( présentatation ).
Lors également des sessions Panels, les discussions avec plusieurs intervenants et conférenciers ont soulevé la nécessité de soutenir les efforts afin de développer les langues minoritaires dans les projets de Wikimédia comme le Wiktionnaire et également de la plate forme de Lingualibre ou les Wikipédias pour avoir une multitude de langues et ainsi pouvoir les préserver.
Lors de la rencontre de Wikimania,Lopez Hugo a travaillé sur un ensemble de 12000 mots en langue chaouie, afin de permettre l’enregistrement de plusieurs locuteurs de différentes régions des Aurès et de la diaspora surtout basée à Montréal et au Québec.

Hackathon Wiktionnaire femmes

Hackathon lié aux noms propres portés par les femmes , chaouis ou autre dans le monde afin d’ajouter des entrées dans le dictionnaire en ligne du projet Wikimédia, a permis d’ajouter plusieurs noms propres dans le Wiktionnaire, nous avons reçu la visite de M. Zerdouni et M. Bederina en visite à Montréal lors du cours oral chaoui adulte et du Hackathon.

Entrevue de Zerdoumi à Montréal

Zerfa vous présente une interview avec M Zerdoumi journaliste à TV4 en Tamazight et M Bederina chercheur et responsable de plusieurs départements universitaires à Alger, lors du cours chaoui oral et atelier Wiktionnaire spécial, ajout des noms propres des femmes chaouies, dans le cadre du mois de la contribution francophone dans les projets de Wikimédia.

El Hadi Meziani

Une autre belle rencontre avec un militant chevronné et activiste ambitieux, El Hadi Meziani, responsable de l’Édion Anzar . En créant ,avec sa femme l’écrivaine Massa , sa maison d’éditions (la première en son genre), il ouvre la porte à des initiatives sérieuses pour la promotion de la culture Chaouie.
On l’a rencontré à “Chetmath” où il demeure et on lui a posé plein de questions sur sa carrière, sur la culture dans les Aures et sur beaucoup d’autres sujets qui sont liés à “Awra annagh”
Bonne émission!!!!!

Takourth dans les Aurès

Les jeux amazighs dans les Aurès chaouis
Avec la venue du printemps (Tafsout), le peuple numide fête la bienvenue de cette saison en faisant des compétitions de takourt, jeu très populaire qui ressemble au fameux jeu du hockey. Ce jeu se joue sur une grande superficie qui ressemble à un stade, chaque équipe se compose de 5 à 10 joueurs de différents quartiers et d’âges. Les joueurs s’éparpillent dans le stade en fonction de leur corpulence, de leur agilité et de leur manière de dribler formant des images fantastiques.
Plusieurs personnes, tout récemment, pensaient que le jeu avait disparu et qu’il était presque difficile de le faire renaitre, mais le lien avec le passé et avec nos belles traditions a fait revivre ces belles images.
Le jeu hakourt existe depuis le tout début de la Numidie, les images de ce jeu ont été gravées dans les montagnes du tassili depuis des milliers d’années.
Le jeu est très largement connu à Batna, à Khanchella et à Tebessa et dans toutes les régions de l’Afrique du Nord, et se joue le plus souvent à Yanayer, Nouvel An berbère, et au début de la saison du printemps Tafsout. Chaque début de printemps à Bir El Ater dans la wilaya de Tébessa se tient le grand tournoi de Hakourt.

L’objectif: Hakourt est un jeu qui manifeste l’entraide, le respect et le pardon entre les personnes dans différentes occasions et entre les différentes familles et tribus.
Citons comme exemple: le tournoi qui se tient chaque année dans la région de Thaflazi (Manaa) dans les Aurès, au printemps, vers le 28 février, regroupe plusieurs familles et tribus. À cette occasion, la plupart des conflits qui opposent les familles de même que les tribus sont résolus à vivre une nouvelle page blanche ouverte.

Le stade: Hakourt se joue dans un endroit ouvert de forme rectangulaire et délimité de chaque côté appelé anar. Il y a deux bois de but de 5 à 7 mètres de longueur chacun. Il ressemble à un stade de football alors que le hockey se pratique à l’intérieur d’une salle actuellement.
Les joueurs: Le hakourt est un jeu qui peut être pratiqué par toutes les personnes hommes, femmes et enfant jeunes et vieux tous âges confondus. Le jeu est composé de deux équipes, le nombre des joueurs n’est pas limité, la plupart du temps, le nombre de chaque équipe est de 4 joueurs et plus. Il est de coutume de faire jouer les hommes célibataires contre les hommes mariés, les enfants entre eux et les femmes.

La balle de Hakourt a la forme d’un cercle ou d’un disque, elle est constituée de différentes sortes de bois tel que le chêne. Elle est entourée d’une fine corde d’alpha pour minimiser la douleur lorsqu’elle atteint un joueur en plein fouet. Le bâton est aussi fait de bois de chêne ou de palmier recourbé à son extrémité pour pouvoir dribler avec la balle. Le bâton est long d’ un mètre appelé suivant le régions soit thaghrit, akabel, tharta ou bien tharjakht.

Le jeu hakourt se joue avec un bâton dans un stade sous la direction d’un arbitre appelé amfarai. Lorsque la balle rentre dans les bois, l’arbitre dit taswa takourt ghersen aghyoul, qui se traduit par la balle a atteint les bois et l’équipe a gagné un but.
Chaque fois qu’un joueur marque un but, un joueur de l’équipe perdante prend sur son dos un joueur de l’équipe gagnante et traverse le stade d’un bois à l’autre en faisant un aller et un retour.
Hakourt se joue durant la journée et à la fin du match chaque personne souhaite à l’autre beaucoup de biens et lui manifeste le pardon.

Étymologie
La balle s’appelle Takourt.
Le bâton s’appelle Takoust.
Les bois s’appellent Aili.
L’emplacement de chaque joueur s’appelle Eltim.
Les hommes et les femmes peuvent jouer ensemble quand il s’agit d’une même grande famille.